Lors de son 16e de finale de la Coupe, l'US n'est pas passé loin de la qualfication face à Aurillac (LNH). Après avoir mené au score durant une bonne partie de la rencontre par deux à trois buts d'écart, les Saintais s'inclinent finalement dans les cinq dernières minutes de la partie sur le score de 29 à 30.
Toujours obnubilés par leur quête de maintien en LNH et sans Montorier, pivot vedette de l'équipe, les Aurillacois disposent-ils d'atouts suffisants pour l'emporter en Saintonge ? Pas sûr, tout du moins lors des premières minutes. Car ce 16e de finale de Coupe de France n'indique pour l'instant aucun écart de classe entre les deux formations. Certes, Maksic impose son sens du hand et son physique de déménageur pour orienter le jeu côté aurillacois. Mais les Saintais ne seront pas en reste offensivement.
En premier lieu, Ferreiro se rend parfaitement disponible pour ses arrières et son demi-centre. Il est omniprésent : en récupération d'une tentative d'Emerit déviée par la barre (2-1), brillament servi par ce dernier (7-7), ou bien en pleine réussite lorsque le portier cantalien croit avoir stoppé son missile...Avant de le regarder franchir la ligne tout doucement (8-8). Ajoutez à ce cocktail quelques tirs lointains de Dupil et Lamy, et vous ne serez pas étonnés par l'avance saintaise à la pause (16-14).
Tandis que sur les ailes, Nunez a pris la mesure du portier adverse - ce qui n'est pas encore le cas de Ferreiro - , Vranic fait mal aux protégés de Franck Maurice dans l'axe. Rien n'est donc joué, d'autant que l'arrière gauche auvergnat, Ouedraogo, contre un jet de Dupil avant de faire trembler les filets de Pavillard (17-16, 33e). Après l'égalisation cantalienne (18-18), le public se réveille enfin. Et voilà que Pagerie fait grimper un peu plus les décibels en contre-attaque, lobant le gardien trop avancé (20-18).
Les Cantaliens résistent
Toutefois, la complicité entre Chanteraud et Maksic offre à ce dernier une position de tir favorable (21-19), tandis qu'une meilleure défense aurillacoise implique désormais quelques contres assassins. De plus, le Saintais Nunez manque son penalty, soit une bonne occasion de creuser un premier écart de +3. C'est toutefois chose faite quelques minutes plus tard, grâce à un but de Pagerie (23-20). Or, la formation de Jérémy Roussel n'a pas abdiqué.
Récupérant plus de ballons et provoquant les fautes, elle se permet même d'égaliser (27-27, 5e) grâce à un penalty de Maksic, avant de prendre les commandes du match, profitant d'une perte de balle des locaux exploitée par Garcelon (27-28). Son équipe ayant réalisé la course en tête depuis une demi-heure, Franck Maurice n'apprécie pas. Et réclame un temps mort. Une mesure vaine, pusique l'USS se retrouve face à un mur nommé Becdro. Lors des quatre dernières minutes, le gardien cantalien effectuera quatre parades.
La bronca du Grand Coudret parviendra-t-elle à mettre les arbitres sous pression? Non...Et Vranic d'enfoncer le clou, en trouvant parfaitement Richard au pivot (28-30). Quand survient l'ultime but de Kieffer (29-30), il est déjà trop tard. Le hold-up aurillacois est parfait. Sans doute a-t-il manqué un peu de fraîcheur aux Saintais pour tenir le choc dans les derniers instants et poursuivre l'aventure de la Coupe de France.
source: Sud-Ouest